Lorsque Tara Lipinski, médaillée d'or aux Olympiques de Nagano, patine aujourd'hui, elle le fait en hommage à sainte Thérèse de Lisieux.

Lipinski, qui a 19 ans, est la plus jeune médaillée d'or de toute l'histoire des jeux olympiques d'hiver, Elle n'avait que 15 ans, lorsqu'elle prit la première place aux jeux de Nagano en1998. «Sans sainte Thérèse, je n'aurais jamais gagné les Olympiques, a confié Lipinski au journal «The Criterion», de l'archidiocèse d'Indianapolis. Je me suis concentrée sur sainte Thérèse, a raconté la championne, et elle m'a donné la force d’y arriver». Tara Lipinski est maintenant patineuse professionnelle et fait partie du spectacle «Target Stars on Ice», aux côtés des champions olympiques Kristi Yamaguchi, Katarina Witt et Ilia Kulik. Elle a fait ces commentaires lors d'une interview au téléphone avec le périodique d'Indianapolis au début de février, juste avant que ne débute le premier spectacle d'une tournée qui la mènera à Milwaukee, Cleveland, Détroit, Philadelphie et Pittsburgh.

Au cours du spectacle, Tara Lipinski accomplit une performance en solo appelée «La couleur des roses», en hommage à la sainte connue sous le nom de «Petite fleur». La patineuse porte au cou une médaille de sainte Thérèse et apporte avec elle partout où elle va une petite statue de la sainte de Lisieux. Elle avait 14 ans lorsqu'elle a entendu parler pour la première fois de sainte Thérèse par un prêtre diocésain de Pittsburgh, l'abbé Vince Kola. Rappelons que sainte Thérèse de Lisieux est née en France en 1873. Elle disait qu'elle voulait passer son Ciel à faire du bien sur la terre. Mystique, Thérèse entre chez les carmélites alors qu'elle n'a que 15 ans, en dépit de fortes résistances à cause de son jeune âge. Elle est décédée en 1897 et a été canonisée en 1925. En octobre 1997, le pape Jean-Paul II la déclarait Docteure de l'Église.

Lipinski a également raconté à la journaliste que sa famille n'était pas très religieuse pendant sa croissance, mais que ses parents étaient de bons modèles et lui ont bien enseigné à faire la différence entre le bien et le mal. À travers les années, poursuit Lipinski qui vit à Houston, «Dieu et sainte Thérèse m'ont aidée à traverser des périodes difficiles». Native du Texas, elle a passé la plus grande partie de son entraînement dans la région de Détroit. «J'ai affronté toutes sortes d'événements avec le patinage et j'ai eu à négocier avec bien des doutes», a ajouté la championne.

Elle avait aussi à surveiller la tension que la pratique du patin causait à ses parents qui vivaient séparés, durant la plus grande partie de sa carrière de patineuse amateur. Son père restait à la maison au Texas, pendant que Tara voyageait avec sa mère. La patineuse dit que Thérèse lui a toujours répondu et que la sainte lui a donné toutes sortes de petits signes que les choses iront bien pour elle. Par exemple, elle se rappelle qu'un jour quelqu'un a frappé à sa porte. C'était un livreur qui lui apportait une rose en pendentif, sans aucune note qui l'accompagnait. Une autre fois, poursuit-elle, alors qu'elle était en convalescence à l'hôpital après une opération à la hanche, elle faisait un mot croisé. «Lorsque j'ai regardé le 12 vertical, c'était écrit, "la sainte surnommée Petite fleur".»

L'athlète affirme qu'après avoir prié la sainte lors de grandes difficultés, elle a souvent reçu des roses et elle croit qu'elles lui venaient de la sainte. Elle pose donc des gestes aujourd'hui pour la remercier. Entre autres, elle a fait connaître publiquement sa dévotion à sainte Thérèse après avoir gagné la médaille d'or aux Olympiques. Puis, elle lui a dédicacé son solo de patinage. De plus, elle accomplit des oeuvres de charité, comme la construction d'une salle de jeu à l'hôpital de Détroit, en l'honneur de la sainte. «Sainte Thérèse est vraiment spéciale pour moi, a avoué la patineuse à un autre périodique diocésain, celui de Omaha, Nebraska, «The Catholic Voice».«Cette sainte m'attire à cause de son jeune âge et j'aime sa «petite voie»; elle ne demande pas d'être parfaite, mais d'essayer jour après jour de le devenir», a expliqué la patineuse. « Pour moi, la foi c'est mon recours et c'est ce qui m'aide à passer à travers toutes les difficultés. Ça tient une place énorme dans ma vie», a confié la championne.

Elle a même visité la maison familiale de sainte Thérèse, à Lisieux, alors qu'elle était en France récemment pour tourner un film. «Je sais à quel point j'ai une grande dévotion à sainte Thérèse, Peu importe ce qui arrive, avoir la foi, ça donne de l'espoir Sans espérance et sans foi, vous n'avez rien», a conclu Tara Lipinski (source CNS-Lisa Schulte).